Nourrir les abeilles pour l’hiver

La semaine passée, c’était l’École d’été en agriculture urbaine à l’UQÀM! Nous étions presque toutes et tous occupés.ées à y participer d’une manière ou d’une autre. Nous avons d’ailleurs offert un atelier aux participants de l’école durant lequel ils ont pu goûter du miel à même un cadre que nous avions retiré d’une de nos ruches… un grand moment de dégustation!

Les plantes nectarifères

La charrette mellifère: un outil de sensibilisation du rucher collectif

La charrette mellifère: mélilot, centaurée, carvi, cosmos, coriandre, mélisse et bourrache

Voyez plutôt cette photo de la charrette mellifère du collectif réalisée par Annie-Claude: c’est un des outils de sensibilisation que nous avons utilisé pour parler de la flore nectarifère montréalaise pendant nos divers ateliers de l’été. Elle contient des spécimens de cette flore ainsi que deux nichoirs à insectes pollinisateurs indigènes (pour souligner que nos abeilles ne sont pas seules en ville!). Or, le nectar va commencer à se faire rare très bientôt dans la vallée du Saint-Laurent.

 

Le temps est d’ailleurs venu pour notre collectif de préparer l’hivernage de nos ruches. Il faut notamment penser à la manière dont nous allons nourrir les abeilles en prévision de l’hiver.

Même si le nourrissage au sirop ne durera que 3 semaines et que les ruches ne seront emballées pour les protéger du froid qu’en novembre, l’étape du nourrissage va débuter dès mi-septembre. Après cette étape, il faudra en effet laisser les ruches tranquilles plusieurs semaines avant de les faire entrer définitivement en phase d’hivernage.

Du sirop ou du miel?

Mais pourquoi donner du sirop fait de sucre à des abeilles plutôt que de leur laisser leur miel? En fait, le sucre raffiné est plus facile à digérer pour les abeilles. Rappelons que ces dernières passent de longs mois dans la ruche à attendre que la belle saison revienne: en ne consommant que du miel, elles pourraient souffrir de dysenterie (de problèmes de digestion). Néanmoins, nous laissons généralement deux cadres de miel par hausse (un à chaque extrémité, c’est-à-dire «en rive») que les abeilles pourront consommer à la fin de l’hiver sans courir le risque de mal le digérer. Idéalement, nous leur laissons du miel d’été, mais il nous arrive de leur donner aussi du miel d’automne afin de garder un peu de miel d’été pour nous.

Il faut prévoir 20 à 25 litres de sirop par ruche. L’année dernière, nous avions fabriqué notre sirop nous-mêmes, mais la logistique étant un peu compliquée, nous allons nous en procurer auprès de la coopérative Miel Montréal cette année.